Émotive et Conative
Dire ce que je ressens, faire agir l’autre
Points clés
- Fonction émotive : j’exprime mes émotions, mes envies
- Fonction conative : j’agis sur le destinataire de mon message
- La conative utilise l’impératif : c’est le moteur du slogan
Transcription complète
Commençons par les deux fonctions les plus utilisées en publicité. D’abord la fonction émotive. Elle est centrée sur celui qui parle : j’exprime mes émotions, mes envies, mon ressenti. Quand une marque dit « nous sommes fiers de », ou quand un témoignage client raconte « j’ai adoré ce produit », on est dans l’émotif. Le message parle de l’émetteur et de ce qu’il éprouve. C’est puissant, parce que l’émotion est contagieuse : en entendant une émotion, on a tendance à la ressentir un peu soi-même. Ensuite, la fonction conative. Celle-là est centrée sur celui qui reçoit : j’agis sur le destinataire de mon message. Son outil favori, c’est l’impératif, c’est-à-dire le mode du verbe qui donne un ordre. « Venez », « Découvrez », « Profitez », « N’attendez plus ». Vous les reconnaissez tout de suite : ce sont les slogans. La fonction conative est le moteur de toute publicité qui veut déclencher un achat, un clic, une inscription. Pourquoi les distinguer ? Parce qu’elles ne travaillent pas dans le même sens. L’émotive crée un lien, elle rapproche, elle rend la marque humaine. La conative, elle, pousse à l’action. Une bonne campagne fait souvent les deux : elle vous touche d’abord, puis elle vous demande quelque chose. L’ordre compte : demander avant d’avoir créé le lien, c’est le meilleur moyen d’être ignoré.