Le Discours Injonctif
Conseiller, ordonner, interdire
Points clés
- Il remplit la fonction conative : un fort impact sur le destinataire
- Utilisé dans les slogans publicitaires
- Il transmet un conseil, un ordre ou une interdiction
- Emploie l’impératif, ou l’infinitif des verbes devoir et falloir
Transcription complète
Cinquième et dernier discours : le discours injonctif. Il remplit ce qu’on a appelé plus tôt la fonction conative, c’est-à-dire qu’il vise un fort impact sur le destinataire. Un exemple très simple : « Pouvez-vous montrer à votre collaboratrice la salle de séminaire ? ». La phrase a la forme d’une question, mais c’est bien une demande d’action. C’est le discours le plus direct de tous : il ne raconte pas, il ne décrit pas, il ne démontre pas. Il demande. On le trouve massivement dans les slogans publicitaires, là où chaque mot compte et où il faut déclencher un comportement immédiat. Il transmet trois choses selon les cas : un conseil, un ordre, ou une interdiction. Du côté de la grammaire, il emploie souvent l’impératif, le mode qui commande directement : « Achetez », « Venez », « Essayez ». Il utilise aussi l’infinitif des verbes devoir et falloir : « il faut penser à », « vous devez vérifier ». Cette formulation adoucit un peu l’ordre en le présentant comme une nécessité, et non comme un caprice de l’émetteur. Un point de vigilance pour finir : l’injonctif s’use vite. Enchaîner les ordres fatigue le public et donne une impression d’insistance, voire d’intrusion. Il fonctionne bien en fin de message, une fois que le narratif, le descriptif ou l’argumentatif ont fait leur travail. Placez-le à la fin : c’est votre appel à l’action.