Les acteurs internes
L’intrapreneuriat, moteur interne de l’innovation
Points clés
- L’innovation doit être portée par la direction de l’entreprise
- Une équipe dédiée gère open innovation, hackathons, labs et challenges
- L’intrapreneuriat libère un salarié pour développer son projet innovant
- La culture d’innovation doit fédérer les collaborateurs
Transcription complète
L’innovation commence à l’intérieur de l’entreprise. Pour qu’elle réussisse, trois conditions sont nécessaires. D’abord, elle doit être portée par une personne clé de la direction, car innover bouscule les habitudes et provoque de la résistance au changement. Ensuite, il faut une équipe dédiée, capable de piloter des dispositifs comme l’open innovation, l’intrapreneuriat, les hackathons ou les labs. Enfin, l’innovation doit être valorisée dans la culture de l’entreprise, pour que tous les collaborateurs y adhèrent. Un mot sur l’intrapreneuriat, un concept né dans les années 1970. L’idée est simple : on libère provisoirement un salarié de ses fonctions habituelles pour qu’il développe le projet innovant dont il est à l’initiative. Plutôt que d’aller chercher l’innovation à l’extérieur, on exploite les talents internes, qui connaissent déjà bien l’organisation et ses valeurs. Des entreprises comme 3M, La Poste, le Crédit Agricole ou la SNECMA s’y sont essayées. C’est aussi un argument de recrutement, car les jeunes sont attirés par l’entrepreneuriat, tout en gardant la sécurité de leur emploi et de leur salaire.