Le média audio et le média cinéma
La radio, l’audio digital et la salle obscure
Points clés
- La radio : environ 40 millions d’auditeurs par jour, média d’accompagnement
- Financement public, privé ou associatif, contrôle de l’ARCOM
- L’audio se digitalise : écoutes web, podcasts, streaming
- La musique représente environ deux tiers des contenus audio
- L’audio digital séduit particulièrement les moins de 35 ans
Transcription complète
Terminons ce panorama avec le média audio et le média cinéma. La radio est un média puissant, qui rassemble environ quarante millions d’auditeurs chaque jour. Sept Français sur dix écoutent la radio quotidiennement, en moyenne deux heures trente-six par jour. En France, les radios sont financées soit sur fonds publics, comme le groupe Radio France, soit exclusivement par la publicité, comme RTL ou Europe 1, soit par des associations. L’offre est très diverse, avec plus de mille opérateurs. Les autorisations d’émettre et le contrôle des contenus sont délégués à l’ARCOM. La radio a longtemps été un média d’accompagnement, écouté en faisant autre chose, en voiture ou à la maison. Mais l’audio se digitalise à grande vitesse. On parle aujourd’hui d’audio ou d’audio digital plutôt que de radio. Ce terme englobe les écoutes radio sur Internet, les podcasts, qu’ils soient des rediffusions ou des contenus natifs, et les diffusions musicales sur des plateformes comme Deezer ou Spotify. Selon l’étude Global Audio, plus de huit personnes sur dix écoutent un contenu audio chaque jour. La musique représente environ les deux tiers des contenus écoutés, contre un tiers pour les contenus parlés. Et l’audio digital plaît particulièrement aux moins de trente-cinq ans, avec le streaming et les podcasts qui fédèrent des millions d’auditeurs. Comme en display, l’audio digital permet de cibler et de personnaliser les messages, et sa commercialisation peut se faire de façon programmatique. Voilà, vous avez maintenant une vision complète de l’univers concurrentiel des médias.